FAILLE  (Alain Michel RIOU) (écrite pour Frédéric MASSAS et Francis LECOINTE) est scindé en deux parties distinctes et contrastées. La partie électroacoustique a été réalisée avec des sons de saxophones, cloches, verres, cymbales, ainsi quÕun bruit blanc (souffle) déformés, désaccordés, dénaturés, mélangés. La première partie tend vers une intensité extrême à la limite de la violence : le rejet total, la colère immodérée et irrationnelle. Requierant une énergie maximale pendant deux minutes, en proie aux assauts de la partie dÕélectroacoustique, les deux saxophonistes réalisent une véritable prouesse technique et physique. La seconde partie dont seules quelques courtes périodes rappellent, en lointain souvenir,  le déluge initial, se doit dÕêtre calme, mesuré et contemplatif. Ce contraste extrême et incontrôlé de nos émotions et de nos sentiments  est inscrit au plus profond de nous-mêmes : nos sens et nos pensées oscillent à son gré.