SONORITÉS LUNAIRES À L'INSTITUT

 

Les œuvres d'Alain Michel Riou étaient au programme de ce concert assez exceptionnel donné, samedi soir, à l'Institut, par les élèves du conservatoire d'Orléans, sous la direction de Jean-Marc Cochereau et avec Pierre-Alain Biget (flûte).

         L'excellente occasion, pour une centaine de personnes, de se familiariser avec l’œuvre de cet auteur. Le concert, enregistré par Radio-France Orléans, fait l'objet d'une souscription organisée jusque fin juillet, pour la réalisation éventuelle d'un disque intitulé «Rémanents », qui serait édité localement.

         Des sonorités lunaires aux reflets tantôt fruités, tantôt acidulés, qui permettaient aux musiciens d'explorer avec une rare maîtrise les potentialités immenses de leurs instruments respectifs. Dans Arbres, par exemple, un morceau pour quatorze flûtes, les périodes aux rythmes très intenses succèdent à des sections plus calmes. Le second morceau Métamorphoses de l'eau dissertait sur la base de cinq éléments. Guitares, hautbois, piano à quatre mains, clarinettes, trompettes et trombones déclinés d'abord un par un, se superposaient ensuite pour arriver à une écoute d'ensemble sur la fin. Un exercice passionnant, quoiqu'un peu long.

          Le Croquemitaine, plus classique, bâti sur la nouvelle de Buzatti, faisait œuvre ensuite de pédagogie plus subtile.

 

(La République du Centre – Lundi 9 juin 1997)

 

"POLYCORDES" … SENSIBLES À L'INSTITUT

 

Excellent concert de musique du XXème siècle, jeudi soir, avec un trio très coloriste.

 

Ce qui frappe d'abord, c'est la couleur instrumentale : le son grêle-rouge de la mandoline, tenue par Florentino Calvo, la sonorité bleue de la guitare de Jean-Marc Zvellenreuther et la grise transparence de la harpe d'Isabelle Daups. Trois musiciens bardés de pnx qui, à l'invitation de l'association Pro Arpa ont donné un concert de musique de notre siècle, jeudi soir à l'Institut, devant une cinquantaine de mélomanes. Ils ont proposé un programme très varié, permettant d'aborder tous les styles et configurations esthétiques. Impressionnisme postdebussyste avec Le Tambour des dunes de Thérèse Brenet, orientalisme avec Chu Ky III pour harpe seule du compositeur vietnamien Ton Thât Tièt, pièce lancinante et poétique aux étranges mélismes irradiant la sérénité. Allant... vers ensuite du japonais Ogawa pour mandoline et guitare, variations pittoresques et facétieuses sur une " Gymnopédie" d'Erik Satie. Une oeuvre créée par le trio en 1996. Puis, en première mondiale, Sables, du jeune compositeur orléanais Alain Michel Riou, pièce pointilliste, évoquant les éléments et jouant davantage sur les densités que sur la construction. Une pièce de belle facture, minérale et sensuelle à la fois. Pettassi ensuite avec sa très webernienne Seconda Serenata, Ohana avec son célèbre <Tiento> andalou créé par Narciso Yépès et enfin le magnifique Carillon de Henze, oeuvre très enlevée, tourbillonnante en son début, interprétée avec beaucoup de panache par des musiciens inspirés.

 Roland SPENLE

(La République du Centre – Samedi 31 mai et dimanche 1er juin 1997)

 

UNE "BOUTIQUE DEL MISTERO" PLUTôT BIEN ACHALANDÉE !

 

L'UN est français, l'autre italien. Alain Michei Riou et Massimo Prioxi, compositeurs de leur état, ont uni leurs talents pour le meilleur. Belle opportunité qui a donné naissance à une création savourée par une cinquantaine d'amateurs, dimanche, dans l'amphithéâtre du musée des Beaux-arts. Le concept est atypique,  parfois étrange et souvent captivant. Les deux musiciens ont habillé de sons, de voix et de visuels, deux nouvelles opposées de Dino Buzzati Les ingrédients s'égrènent, se cherchent et se rejoignent dans la grâce d'une sylphide (la danseuse Elisa Pedretti), la voix souveraine d'Anne Lavandier et le cocktail d'instruments libérès dans un monde électroacoustique. Flûte, saxo, claviers et guitare électrique rehaussent de leurs incursions respectives la beauté d'un texte renaissant dans sa langue originelle. Les sept messagers ouvrent le chemin sur une partition d'Alain Michei Riou. Le veston ensorcelé prend la relève aux rythmes de Massimo Priori. L'espace étire le rève. L'univers artistique du peintre Alessandra Pelizzari se glisse sur le corps, devenu algue, d'Ellisa Pedretti pour une sensuelle parenthèse...

 

Ph.C.

(La République du Centre - Mardi 2 Octobre 2001)

 

         LE CONTE MUSICAL OUVRE LA SAISON CULTURELLE

 

C'est par un spectacle de contes que la Maison de la musique et de la danse vient de faire sa rentrée culturelle. Une rentrée marquée par un record d'affluence dans le grand auditorium.

 

         Près d'une centaine de spectateurs s'y pressait pour assister à une étonnante programmation mêlant savamment le conte et la musique.

 

         Découvert l'après-midi de mardi par 180 élèves des primaires Paul-Doumer et Paul-Bert, «Songe ! », création d'Alain Riou, a surpris le public qui, pris sous le charme, s'est laissé entraîner dans un doux rêve, bercé par le chant d'un violoncelle rythmant les vers du récitant. Cette évocation des rêves oniriques de chacun a pris ici une dimension surnaturelle, sous l'impulsion d'un langage musical venu des tréfonds d'un monde imaginaire.

Un monde où des auteurs aussi différents que Charles Baudelaire, Jules Lafrogues et Edgar Poe se sont révélés dans une même identité musicale. « Ce doux et cher rêve a enfin effleuré mes yeux... Il donne mille lumiéres et ombres ». Cette phrase de « Le Rovine Circulari » est le message d'un homme qui, en voulant engendrer un autre lui-même, finit par créer un « homme rêve ».

 

         Trois extraits de l'opéra de Massimo Priori qui, succédant. à «Il Pesciolltio Grigio », ont complété cette soirée, apportant au spectateur l'intime conviction que chanté, le conte prend une autre ampleur, celle d'un rêve vécu dans une intense douceur de l'âme.

 

         Délicieux, ce spectacle a marqué, par son originalité, la rentrée culturelle de la Maison de la musique et de la danse.

 

(République du Centre - Samedi 2 et Dimanche 3 octobre 1999)

 

Barga : due prime assolute di giovani compositori al Festival 1998

 

DIETRO L'INQUIETUDINE DELLA FAVOLA

 

L'edizione 1998 del Fesùval Opera Barga si è conclusa con due prime assolute di giovani compositori ed inserite nella rassegna ((Favole in concerto)). Inconciliables mondes,

opera da camera in tre quadri su testi di Lamartine La Fontaine e dello stesso autore delle musiche Alain Michei Riou, e Prologo al gatto con gli stivali, cantata scenica liberamente tratta (e simpaticamente riveduta nella narrazione) dalla fiaba di Charles Perrault, con musiche di Massimo Priori; entrambe sono state presentate in unica serata in quella graziosa, minuscola ed intima platea costituita dalla Piazza Angelio di Barga.

         Inconciliables mondes assurge ad una poetica estetica tipica del Novecento, evidenziando il parallelismo relazionale di cui è composto il mondo, elementi in tesi ed antitesi che non giungono mai - o raramente  a sintesi. Quest'ultima può essere individuata nel raggiungimento della serenità interiore tramite la poesia veicolata dalla musica.

         La struttura formale di questa opera da camera si ricongiunge, per grandi linee, a quella dell'Oratorio cum historicus, alternando parti recitate a quelle musicate; non mancano neppure momenti ricorrenti di polifonia vocale e canoni. La musica, completamente atonale, per la parte strumentale incline a ritmi percussivi, ossessivi ed echeggianti sincopati stravinskijani, crea un senso di angoscia e di vuoto nell'ascoltatore; l'organico orchestrale è tipicamente cameristico, formato da archi, fiati,. arpa e clavicembalo che rimandano ancora a stilemi antichi come la prassi esecutiva del basso continuo. Le linee vocali richiamano sprechgesang e sprechstimme, alternando salti ed intervalli vicini e lontani. In altri termini Riou comunica il linguaggio musicale attuale tramite antiche e consolidate tecniche compositive e collaudati organici strumentali.

         Molto bravi gli interpreti: Anne Lavandier (mezzosoprano), John Paul Miles (tenore) e Pali Van Gastei (baritono); voce recitante dello stesso direttore artistiCO del Festivai Opera Barga, Nicholas Hunt.

         Se in Inconciliables mondes lo spettatore si sente pervaso da un senso di inquietudine irrisolto, indubbiamente si sentirà più rilassato e divertito ascoltando il Prologo al gatto con gli stivali, cantata scenica formata da una ouverture, tre arie per soli ed un terzetto. La struttura formale ripropone ancora alternanza tra narratore (all'occasione sempre Nicholas Hunt) e musica; quest'ultima fonde in sé, elementi armonici e ritmici contemporanei insieme a melodie e ((crescendo)) di stampo rossiniano, pure riprodotti da un organico strumentale cameristico, anche qui formato dall'Orchestra di Opera Barga e dall'Ensembie Eurydice, i cui componenti hanno dimostrato qualità di suono e professionalità di insieme nell'esecuzione di entrambe le partiture.

         La cantata si propone come un prologo, cioè introdurre l'omonima favola di Perrault presentando e descrivendo musicalmente i tre personaggi principali: il Gatto, interpretato con disinvolta abilità vocale e mimica da Pali Van Gastei; la Fata, resa umana ed affascinante dalla calda voce di Anne Lavandier; ed il Figlio del Mugnaio, ben proposto dal tenore John Paul Miles. Non vi sono regia, scene nè disegni di luci, ma divertenti episodi di interazione tra il bravo direttore di entrambi gli spettacoli, Maurizio Dini Ciacci, il Narratore e spiritose coreografie di Van Gastei per il "suo" Gatto. Briosa e scorrevole, nella sua breve durata di circa trenta minuti, la cantata ha riscosso un indiscusso e compatto successo: plauso che ha indotto direttore ed interpreti a replicare il terzetto conclusivo, evento raro e significativo per una prima assoluta dei nostri giorni.

         (13 agosto)  Roberto Del Nista

(l’opera, n°122 – Ottobre 1998)

 

RIOU "SORPRENDE" E PRIORI CONVINCE

 

E' stata un'inaugurazione attesa con curiosita, quella della rassegna "Suoni e parole" dell'Associazione Arcimboldo, sabato sera nella sala del San Barnaba in corso Magenta: una serata all'insegna della contaminazione, della fusione di generi diversi, da quello letterario alla musica, dalla danza agli interventi multimediali.

         Il tema erà quello di due racconti di Dino Buzzati, grande figura del giornalismo e della letteratura italiana del secondo Novecento, oggi troppo spesso dimenticato.

         A ricordare il suo immaginario pieno di suggestioni sono arrivati sabato sera due dei suoi celebri racconti, "I sette messaggeri" con le musiche del francese Alain Riou e "La giacca stregata" messo in musica dal bresciano Massimo Priori. La serata è iniziata proprio con "I sette messaggeri" e con la loro storia di cavalcate sempre più lunghe ai confini di un impero che non termina mai. Anni e anni passati lontano dalla capitale sempre più lontana, raccontati alla voce recitante di Sonia Grandis e cantati dal mezzosoprano Anne Lavandier, anni danzati da Elisa Pedretti e Messia Golfré Àndreasi e accompagnati in musica da un piccolo ma validissimo gruppo strumentale, l'Eurydice Ensemble formato da Daniela Pisano al flauto, Frédéric Massas al saxofono, Denis Wolcarius e Till Aly ai Sintetizzatori e lo stesso Alain Riou alla chitarra elettrica, il tutto diretto da Pierre Alain Biget. Peccato che proprio la parte musicale fosse di notevole difficcoltà, d'avanguardia com'è stata definita, e sicuramente troppo complessa per il pubblico accorso in massa allo spettacolo. Non tutti gli spettatori, infatti, sono rimasti per la seconda parte della serata. Peccato, perché invece proprio la seconda parte ha offerto spunti meno complessi e sicuramente più godibili con "La giacca stregata" e le musiche di Massimo Priori. Qui la storia è fluita senza pro:

blemi, sull'onda di un piglio scherzoso e grottesco che ben si attaglia alla storia di un abito stregato dal quale esce come per magia un flusso inarrestabile di biglietti di banca, prodigio sotto il quale c'è un inconsapevo e  atto col diavolo, il mellffluo sarto Corticella, che alla fine presenterà un conto ben salato, eterno, all'incanto protagonista.

         Un brano davvero ben realizzato e nel quale tutte le componenti, dalla musica alla danza dalle proiezioni sullo scliermo alla voce recitante (molto brava e coinvolgente Sonia Grandis) sono andate come per incanto alloro posto. Lunghi applausi alla fine per tutti, in particolare per l'autore Massimo Priori.

         Il prossimo appuntamento è fissato per domenica 18 novembre con un"'Antologia del Novecento" che allinea brani di Gershwin, Poulenc,, Bernstein e Berio, una prima esecuzione italiana di musiche  di  Frederic Rzewski e alcuni brani del compositore bresciano Paolo Ugoletti.

Luigi Fertonani

(Bresciaoggi, Martedì 6 Novembre 2001)

 

 

 

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